Trois scénarios de guerre ont frappé le commerce maritime mondial
Plus de 200 navires marchands ont été frappés depuis mars par des tirs croisés entre différents pays du détroit d'Ormuz, de la mer Noire et de la mer Rouge.
Sujet
Plus de 200 navires marchands ont été frappés depuis mars par des tirs croisés entre différents pays du détroit d'Ormuz, de la mer Noire et de la mer Rouge.
Séoul va élargir la zone d'opérations de l'unité antipiraterie Cheonghae de sa marine et déployer un destroyer, un avion de patrouille maritime et une équipe de déminage près du détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère sud-coréen de la Défense jeudi. Cette mobilisation intervient dans le cadre d'une mission contribuant à garantir la circulation dans cette voie maritime.
Les Gardiens de la révolution ont annoncé, mercredi, que quatre navires pétroliers avaient percuté des mines en tentant de franchir le détroit d'Ormuz. Ces destructions font suite à des frappes américaines qui avaient ciblé l'île iranienne de Qeshm, située dans le passage maritime.
Les États-Unis ont lancé des bombardement contre l'île iranienne de Qeshm, lundi 2 novembre au soir. Située à l'ouest du détroit d'Ormuz, l'île stratégique abriterait entre autres des missiles, une basse navale et une usine de désalinisation. Un autre représentant américain a présenté ces frappes comme "défensives" contre des missiles sol-air utilisés par l'Iran pour attaquer des actifs des Etats-Unis dans la région.
À l'aube de son second mandat, Donald Trump avait promis à la population le retour de l'âge d'or des États-Unis et se faisait le héraut du pouvoir d'achat. Deux ans plus tard, le bilan n'est pas aussi glorieux qu'annoncé. La guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz ont fait exploser le prix du carburant. L'inflation atteint 3,6 % en septembre quand les salaires n'ont progressé que de 3 %. La croissance est bonne à (3,4 %) mais la dette dépasse les 40 000 milliards de dollars.
Face à la flambée des prix du carburant et à l'incertitude concernant le détroit d'Ormuz, de plus en plus d'usagers de la route se tournent vers les véhicules électriques de fabrication chinoise.
Le Nigeria, le premier producteur africain de pétrole, cherche à devenir un pôle régional de raffinage. La flambée du brut et les pénuries d'approvisionnement causé par la fermeture du détroit d'Ormuz a poussé de nombreux pays a se tourner vers la raffinerie du milliardaire Aliko Dangote. Reportage au cœur de cette raffinerie.
Les ventes de voitures électriques sont déclenchées dans le monde par le prix des carburants par la guerre au Moyen-Orient, suite à l'augmentation record des énergies renouvelables et des batteries
Au cœur du Caire, dans le dédale du quartier copte de Manshiet Nasser, près de 120 000 habitants traitent chaque jour un tiers des déchets de la mégapole. Longtemps marginalisés, ces spécialistes du recyclage informel vivent aujourd'hui une mutation fulgurante. En cause : les tensions géopolitiques dans le détroit d'Ormuz, par où transite habituellement le polyéthylène du Golfe.
Le flux d'approvisionnement par Ormuz s'est rétabli, mais les risques élevés augmentent le fret à des niveaux records sur un marché qui a une pénurie de navires
Moyenne Les exportations de pétrole de l'Est pendant quatre jours au cours de la dernière semaine de septembre ont dépassé les niveaux d'avant-guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Les flux ont atteint 22,5 millions de barils par jour, également entraînés par des itinéraires alternatifs vers le détroit d'Ormuz et même si la guerre n'a pas cessé, et au contraire, les attaques se poursuivent et se propagent dans toute la région. Les prix internationaux du pétrole brut ont fortement baissé le lundi 5 octobre.
La circulation des navires pétroliers a partiellement repris dans le détroit d'Ormuz et la péninsule Arabique a réorganisé ses flux de pétrole, via l'oléoduc saoudien est-ouest ou celui vers Fujairah, dans le golfe d'Oman. Mais les tensions persistent sur les produits raffinés. Et si les membres du G7 ont accepté de libérer 100 millions de barils de leurs réserves stratégiques, la Chine, elle, recommence à acheter du pétrole pour reconstituer ses stocks.
Malgré la situation explosive dans les détroits d'Ormuz et Bab el-Mandeb, le flux de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient a dépassé sa moyenne d’avant-guerre certains jours de la dernière semaine de septembre, selon Kpler. Mais entre les attaques contre les navires, les tensions sur l’offre et les prix élevés à la pompe, la reprise reste fragile.
Le 2 octobre, le G7 a convenu de libérer conjointement 100 millions de barils de pétrole et de diesel pour tenter de réduire les prix internationaux du pétrole brut et de ses dérivés. Sur la décision, le président américain Donald Trump a déclaré que les prix vont bientôt baisser parce que le blocus naval dans le détroit d'Ormuz se terminera à court terme. Cette mesure, également encouragée par l'Agence internationale de l'énergie, vise à réduire les prix de l'hiver dans l'hémisphère Nord.
Les pays du G7 sont blindés par l'arrivée de l'hiver. Le 2 octobre, le groupe a annoncé la libération de 100 millions de barils de pétrole et de diesel pour arrêter l'escalade des prix, au milieu de la crise résultant de la guerre au Moyen-Orient et de la fermeture du détroit d'Ormuz, ainsi que sous la pression des menaces américaines pour bloquer ses exportations de pétrole. Nous avons discuté du sujet dans le # InvitadoDelDiaF24 avec Nelson Baldeon, consultant en géopolitique énergétique et ressources stratégiques.
En septembre, les exportations de pétrole depuis la région du Golfe ont atteint des niveaux quasi similaires à ceux d’avant le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Le président américain Donald Trump avait promis une baisse des prix dès que la menace iranienne sur le détroit d’Ormuz ne ferait plus autant d’effet sur les flux de pétrole. Ce n’est pourtant pas ce qui se passe.
À la veille d'une réunion de l'UE, les États-Unis réclament une mise sur le marché de volumes supplémentaires de diesel, sous menace, selon la presse, d'interdire ses exportations. Le prix du gazole atteint des records des deux côtés de l'Atlantique, pénalisé par les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran.
Alors que les sanctions et le blocus dirigé par les États-Unis continuent d'avoir de graves répercussions sur l'économie iranienne, les autorités de Téhéran maintiennent une position ferme sur la fermeture d'Ormuz, un itinéraire maritime stratégique par lequel une partie importante du commerce mondial du pétrole se déplace.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a déclaré que Téhéran espère recevoir une réponse de Washington mardi à sa proposition de rouvrir le détroit d'Ormuz. En échange du rétablissement du transit par cette voie maritime vitale, l'Iran exige des garanties qui comprennent un cessez-le-feu régional, la levée des sanctions sur son secteur pétrolier et la fin du blocus naval américain.
Téhéran espère obtenir mardi une réponse officielle de Washington concernant ses propositions sur la réouverture du détroit d'Ormuz. L'Iran exige notamment un cessez-le-feu de sept jours dans tout le Moyen-Orient, le dégel de ses avoirs détenus à l'étranger et la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier.